Je l'ai trouvé il y a deux heures dans un coin du salon de ma soeur, curieuse, j'ai commencé à le lire.
Avec les quelques clichés habituels sur les femmes, je me demande comment un homme s'en est si bien tiré à notre égard. C'est assez perturbant, j'ai eu l'impression qu'il en savait plus que moi sur ce que je suis, une femme.
Ce livre m'a prouvé qu'il y a de la magie en chaque femme, même en moi.
" Les femmes ont des yeux. Ils vous regardent, et vous vous en trouvez fort intimidé.
Les yeux des femmes savent voir sans regarder.
Il est rare de voir une femme voir. Les femmes voient tout sans que jamais vous puissiez dire si elles l'ont regardé.
Les femmes posent leurs yeux sur les hommes mais ne voudraient pas que cela se sache: leur pudeur (ou leur orgueil) souffrirait si l'ont voyait qu'elles regardent tout.
Les yeux des femmes voient tout d'un homme: ses mains, sa nuque, la façon dont ses chaussures sont bien ou mal ou pas cirées, la forme ou la marque de ses vêtements, ses dents, ses chaussettes, sa façon de se tenir lorsqu'il est assis, sa manière d'être à table, le motif de sa cravate, la marque de sa voiture, la couleur de ses yeux aussi bien que celle de sa carte de crédit, la force de ses idées, ce qu'il regarde lorsqu'elle lui parle, s'il est là ou pense à autre chose ou à une autre femme, ce qu'il veut, ce qu'il sait, ce qu'il croit savoir, ce qu'il dit, ce qu'il cache, s'il ment ou dit la vérité.
Les yeux des femmes voient tout, le général et le particulier: ils savent que Dieu se cache dans les détails. Mais, souvent, leur cerveau ne décode pas tout ce que lui disent ses yeux; par générosité, par amour, ou pour ne pas être trop souvent déçues, là où les yeux des femmes sont des scanners impitoyables de la réalité, leur cerveau, lui, enjolive."
"Les femmes ont des petits effondrements intérieurs.
Vous leur parlez, et vous vous rendez compte que vous avez dit quelque chose qui les a assassinées. La plupart du temps, vous ne vous en rendez pas compte, mais ça les a assassinées quand même. Elles ne savent pas si elles préfèrent que vous le réalisiez ou pas.
Vous avez dit "je t'embrasse" à la fin d'un coup de téléphone, mais avec un fond d'indifférence, parce que vous pensez déjà à autre chose que vous avez à faire après la conversation téléphonique, et ça les tue. Ou encore, vous lui avez juste dit: "Moi aussi" après qu'elle vous a dit qu'elle vous aimait, et ça la blesse? Ou aussi vous avez regardé la serveuse avec un peu trop d'attention, sans vraiment le vouloir, juste parce que la jupe était courte ou les épaules rondes, mais c'est comme ça: vous avez regardé la serveuse, et là, quand votre regard croise à nouveau celui de votre femme de l'autre côté de la table, vous voyez son désarroi dans ses yeux, et comme vous avez honte, alors vous essayez de parler d'autre chose."
"Les femmes ont peur. On ne sait pas vraiment de quoi: d'un regard, d'un lieu, d'un mot, d'une image, d'une résonance, d'un frôlement. Elles s'accrochent alors à votre bras. Elles ont besoin de vous pour savoir sur quoi elles mettent le pied, pour avoir conscience de quelque chose sur quoi elles peuvent s'appuyer, pour savoir enfin qu'elles posent le pied sur quelque chose, pour se rendre compte ce qu'est leur poids: alors, en ce court moment, vous savez que vous êtes rien moins que leur sol.
Les femmes ont peur à cause de l'incertitude qui se tient au fond de leur désir, elles qui ne rêvent que de certitudes."
Ce livre s'adresse à elles, mais il peut aussi servir de guide à l'usage des aveugles, sourds et malentendants: les hommes.
4 commentaires:
Envoie moi les références, je connais quelqu'un à qui ça pourrait bien servir :')
Haha! Je pense que ce livre peut servir à tout le monde... (a)
J'oubliais les lesbiennes !
Pas d'exclusion, on aime tout le monde.
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