lundi 29 août 2011

Paroles de révolte

Être gouverné, c'est être gardé à vue, inspecté, espionné, dirigé, légiféré, réglementé, parqué, endoctriné, prêché, contrôlé, estimé, apprécié, censuré, commandé, par des êtres qui n'ont ni le titre, ni la science, ni la vertu (...). Être gouverné, c'est être à chaque opération, à chaque transaction, à chaque mouvement, noté, enregistré, recensé, tarifé, timbré, toisé, coté, cotisé, patenté, licencié, autorisé, apostillé, admonesté, empêché, réformé, redressé, corrigé. C'est, sous prétexte d'utilité publique, et au nom de l'intérêt général, être mis à contribution, exercé, rançonné, exploité, monopolisé, concussionné, pressuré, mystifié, volé ; puis, à la moindre résistance, au premier mot de la plainte, réprimé, amendé, vilipendé, vexé, traqué, houspillé, assommé, désarmé, garotté, emprisonné, fusillé, mitraillé, jugé, condamné, déporté, sacrifié, vendu, trahi, et pour comble, joué, berné, outragé, déshonoré. Voilà le gouvernement, voilà sa justice, voilà sa morale! (...) Ô personnalité humaine! Se peut-il que pendant soixante siècles tu aies croupi dans cette abjection?

Pierre Joseph Proudhon
Que ce soit bien clair: je ne m'excuserai pas pour quelque chose que je n'ai pas fait.
Que ce soit bien clair: je ne dirai pas de mal de mon opposant. Car on aime pas les gens, on ne se donne pas pour les détester ensuite.
Que ce soit bien clair: je suis égale à tout être humain, et si quelqu'un a le malheur de dire sur moi des choses tout aussi ignobles que ce qu'on me reproche, qu'il n'oublie pas de réfléchir avant de parler.

Ne fais pas aux autres ce que tu n'as pas envie qu'on te fasse, une phrase que j'ai toujours mit en œuvre et qu'on pourrait méditer.

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